Avec la fête des Rameaux, les chrétiens sont entrés dimanche dernier dans la Semaine Sainte, point d’orgue de leur chemin de carême. À l’heure de cette pandémie, ce temps liturgique les met à l’unisson de la société dans son ensemble.

Le carême est le temps où les chrétiens sont invités à la conversion, c’est-à-dire à changer leur vie pour la conformer à celle du Christ et à son Évangile : renoncer au mal et faire le bien, se détourner de ce qui conduit à la mort pour choisir la vie.

N’est-ce pas dans cette dynamique qu’est entré notre pays, avec ce mot d’ordre : ne vous exposez pas au mal, ne laissez pas le mal passer par vous ? Choisir la vie demande quelques renoncements.

Au-delà des souffrances engendrées par ce virus, nous découvrons que des valeurs parfois négligées reviennent en force : la vie est plus importante que l’économie, le bien commun l’emporte sur les intérêts individuels, le service des plus fragiles est une priorité sociale, certaines professions habituellement peu considérées apparaissent comme vitales.

Nous ne pourrons pas sortir de cette crise en revenant à nos vieux démons. Une société renouvelée peut naître de cette épreuve. Une vie nouvelle est possible.

C’est tout le sens de la fête de Pâques (étymologiquement : passage, traversée) que nous célébrerons dimanche prochain : la vie triomphe de la mort, l’avenir est ouvert, un monde nouveau est en germe. Au-delà de la Passion et de la mort du Christ sur une croix, les chrétiens célébreront sa résurrection. Ils croient que Dieu, par le Christ toujours vivant, accompagne aujourd’hui encore tous ceux qui font le choix de la vie, qu’il les soutient dans la traversée des épreuves pour les ouvrir à une vie nouvelle.

Cette foi que nous renouvellerons dans la nuit, samedi soir, affermit notre espérance, et nous engage à faire le choix de la vie avant tout, à soutenir tout effort de renouveau dans notre société. Quand l’heure sera au déconfinement, quand notre pays renaîtra à la vie, les chrétiens seront au rendez-vous de la fraternité, pour qu’une société libérée du mal s’ouvre à une vie plus conforme à la dignité de chacun.

Père François Renaud, administrateur diocésain
Source : diocèse de Nantes

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